Relai de l'appel de l'A.T.R. pour la manifestation du 26 mars 2026. Discussions au sein de PLATEFORMEJAUNE: Extinction de masse : faut-il abattre les machines, ou le capital qui les dirige ?


Le 26 septembre, ATR et le GNSA appellent à un cortège « pro-Nature » dans la marche pour le climat. Nous relayons leur appel sans le signer. Biosphère dans le rouge, cinq extinctions survenues sans l'homme, supervolcans, astéroïdes, conquête de l'espace
📣 Rendez-vous le 26 septembre : ce que l'on nous demande de relayer |
Nous portons à votre connaissance un appel reçu le 19 septembre 2026. Il émane d'Anti-Tech Revolution (ATR) et du GNSA, qui donnent rendez-vous le samedi 26 septembre à 13 h dans le 12e arrondissement de Paris, pour former un cortège au sein de la marche pour le climat. Nous vous invitons à lire cet appel, à vous faire votre propre opinion et, si vous le souhaitez, à nous écrire pour prolonger la discussion qu'il soulève. |
⚖️ Relayer n'est pas signer |
PLATEFORMEJAUNE n'est ni l'auteur ni l'organisateur de cet appel, et n'en est pas cosignataire. Nous le diffusons à titre d'information. Le rendez-vous, son déroulement et les propos qui y seront tenus relèvent de la seule initiative d'ATR et du GNSA. Relayer un texte ne signifie pas que nous en partagions toutes les thèses, et la réciproque vaut pour ses auteurs : chaque organisation conserve sa ligne, ses méthodes et son indépendance. Il revient à chacun, s'il décidait de s'y rendre, d'en juger par lui-même. Le message est reproduit tel qu'il nous est parvenu, entre guillemets. |
🤔 Faut-il renoncer aux machines ? La question divise jusque chez nous |
Depuis quelques années, des groupes ne se contentent plus de dénoncer l'usage capitaliste des techniques : ils mettent en cause la société industrielle elle-même et prônent, à des degrés divers, le renoncement à une large part des technologies modernes. Cette position fait débat, y compris parmi les militants proches du réseau PLATEFORMEJAUNE. Certains y voient la seule réponse à la mesure de la crise écologique. D'autres redoutent qu'elle ne désarme l'humanité face à des périls que seule une technique avancée permettrait d'affronter. La question restant ouverte, nous avons choisi de la mettre en discussion plutôt que de la trancher à votre place. |
✉️ L'appel, tel qu'il nous est parvenu |
Message d'Anti-Tech Revolution, 19 septembre 2026 « Amis de PLATEFORMEJAUNE, bonjour, Nous, ATR, vous communiquons ci-dessous un appel que nous avons décidé de rejoindre et de relayer afin de faire exister dans cette marche "climat" du 26 septembre […] parole plus radicale (pro-Nature et anti-Transition industrielle), n'en déplaise aux lobbyistes verts de tous poils. Nous espérons que vous serez à nos côtés avec le GNSA le 26 afin de porter ce message par cette banderole pro nature, des prises de parole, des slogans et des échan[…] gens qui se déplaceront! Le lieu de RDV pour ce groupe pro nature et anti transition energetique le samedi 26 à 13h est: à l'angle Bd Diderot et de la Rue Picpus, face au restaurant la Mère Pouchet - 168 Bd Diderot ou 8 rue Picpus -75012 Paris Si des personnes intéressées par cette initiative veulent plus d'informations, elles peuvent nous contacter sur notre mail antitechresistance@protonmail.com Ne laissons pas l'écologie aux technocrates du climat ! Merci L, pour Anti-Tech Revolution » Appel du GNSA, joint au message « Chers Amis de la Biodiversité 🌳 Suite à l'été record d'incendies et de canicules que nous avons vécu, avec plus 40.000 ha de forêts brûlées en France, nombre de nos concitoyens semblent connaître u[…] d'intérêt pour la question écologique (particulièrement malmenée ces dernières années). Mais un scénario terrible serait que, comme suite au mouvement climat de 20[…] tombent dans les griffes des techno-solutionnistes qui leurs vendront une « transition énergétique », maintenant labellisée « planification écologique ». Nous pouvons agir lors de la marche du 26 septembre 2026 « Marchons pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale », en faisant entendre que :
Au GNSA nous avons compris depuis longtemps tout comme vous, le rôle majeur que jouent les Arbres dans la régulation du climat, et combien il est urgent que la col[…] milieux naturels pour des projets d'urbanisation, d'aménagements et d'industrialisation cesse. C'est pourquoi le GNSA vous propose de rejoindre, derrière une banderole commune qui sera portée lors de cette marche du 26 septembre à Paris, celles et ceux qui so[…] la même conviction : Pour sauver le climat, sauvons la Nature d'abord ! Il faut donc changer de regard et accepter de modifier l'échelle des enjeux. Le lieu de RDV le samedi 26 autour de 13h est à l'angle Bd Diderot et de la Rue Picpus, face au restaurant la Mère Pouchet - 168 Bd Diderot ou 8 rue Picpus -75012 Paris Nous esperons que vous serez nombreux à nous rejoindre 💚 Arbristiquement Le Conseil d'Administration collégial du GNSA » |
🌍 La biosphère dans le rouge : ce que disent les mesuresLes dernières évaluations scientifiques convergent. Publié le 21 septembre 2026 par l'Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK), le Planetary Health Check 2026 établit que sept des neuf limites planétaires sont franchies, toutes à leur plus haut niveau de dépassement jamais enregistré [1]. L'édition 2025 avait ajouté l'acidification des océans à cette liste : le pH de surface a perdu environ 0,1 unité depuis le début de l'ère industrielle, soit une acidité accrue de 30 à 40 % [2]. Le Living Planet Report 2024 du WWF mesurait de son côté un déclin moyen de 73 % des populations de vertébrés sauvages suivies entre 1970 et 2020, et de 85 % pour les espèces d'eau douce [3]. Notre lecture de ces chiffres est politique, et nous l'assumons : ces dégradations suivent le développement d'un capitalisme fondé sur l'accumulation sans limite, qui met en péril l'avenir de la biosphère. Sur ce diagnostic, nous rejoignons les auteurs de l'appel. |
🦖 Cinq extinctions de masse, sans un seul industriel Ce constat mérite d'être replacé dans une histoire plus longue. Bien avant l'apparition de l'espèce humaine, la vie avait déjà traversé cinq grandes crises d'extinction, que recense le Muséum national d'Histoire naturelle [4] :
Aucune de ces crises ne devait quoi que ce soit à l'industrie, pour une raison simple : il n'existait personne pour la faire tourner. |
🌋 Volcans, astéroïdes, Soleil : les menaces que nous n'avons pas choisiesRien n'interdit qu'une catastrophe d'origine naturelle mette un jour en péril l'avenir de notre espèce. Le supervolcan de Yellowstone en offre l'exemple le plus connu : l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) évalue à une chance sur 730 000 par an la probabilité d'une nouvelle éruption formant une caldeira, en précisant que ce chiffre repose sur les deux seuls intervalles séparant les trois grandes éruptions passées [7]. Le risque est faible ; il n'est pas nul. Les impacts d'astéroïdes forment l'autre menace majeure, et c'est une technique de pointe qui a permis, pour la première fois, d'envisager d'y parer. En 2022, la sonde DART de la NASA a percuté l'astéroïde Dimorphos et raccourci sa période orbitale de 32 minutes : jamais l'humanité n'avait modifié l'orbite d'un corps céleste [8]. À beaucoup plus long terme, l'éclat croissant du Soleil rendra la Terre inhabitable : les modèles situent l'évaporation des océans entre un et un milliard et demi d'années [9][10]. Nous en tirons une conclusion : une humanité revenue à l'outillage préindustriel serait aussi démunie face à ces périls que les espèces qui les ont subis avant elle. |
🚀 Et si l'avenir du vivant passait aussi par l'espace ?![]() Tous nos camarades ne partagent pas ce point de vue ; certains le défendent avec constance. Selon eux, renoncer à la technique et à l'industrie reviendrait à hypothéquer l'avenir de l'espèce humaine. L'industrialisation de l'espace, et en premier lieu celle de la Lune et de la ceinture d'astéroïdes, ne menacerait pas l'écologie terrestre. Elle permettrait au contraire de déplacer l'extraction hors de la biosphère et, à terme, d'essaimer la vie ailleurs dans le Système solaire, ce qui sauvegarderait le patrimoine vivant apparu sur Terre. Les premiers travaux existent. Le régolithe lunaire contient 40 à 45 % d'oxygène en masse, et l'Agence spatiale européenne (ESA) a chargé un consortium industriel de concevoir un premier dispositif d'extraction [11]. En novembre 2024, elle a lancé un concours pour développer ces techniques ; selon l'agence, ce même sol peut fournir du silicium, du fer et de l'aluminium pour la construction [12]. Cette perspective ne relève pas de l'actualité : il faudra des décennies avant qu'elle ne prenne corps. Encore faudrait-il qu'elle ne soit pas confisquée par les grandes fortunes qui dominent aujourd'hui l'économie mondiale, faute de quoi l'espace ne deviendrait qu'un gisement de plus. |
✊ Poussières d'étoiles, mais pas résignés Tant que les sociétés humaines resteront soumises à un ordre social barbare, où une élite capitaliste dispose à sa guise des ressources de la planète, il est possible que l'espèce humaine marche vers sa propre destruction. Cette issue ne changerait rien à la face de l'univers. La Voie lactée compte à elle seule entre 100 et 400 milliards d'étoiles [13]. En 2016, une équipe de l'université de Nottingham avait estimé à deux mille milliards le nombre de galaxies de l'univers observable [14] ; les mesures de la sonde New Horizons ont ramené ce chiffre, en 2021, à quelques centaines de milliards [15]. À cette échelle, nous ne sommes même pas des poussières d'étoiles. La question n'est donc pas de savoir si l'univers survivra à l'humanité, mais si l'humanité saura se défaire de ceux qui la conduisent à sa perte. Vos réactions, y compris les plus critiques, sont les bienvenues : écrivez-nous à l'adresse ci-dessous. PLATEFORMEJAUNE |
📚 Nos sources, à vérifier par vous-mêmes
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