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La démocratie revisitée par Chouard: un conte de fées pour adultes désenchanté où un labyrinthe démocratique sans issue.

Plaidoyer pour un droit supérieur au socialisme autogestionnaire.



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Le débat sur la réforme de la démocratie se trouve au cœur de la réflexion politique contemporaine, particulièrement parmi les mouvements sociaux tels que celui des Gilets jaunes en France. Leurs revendications, qui font écho aux théories d'Étienne Chouard posent des questions essentielles sur l'efficacité des révisions constitutionnelles face à l'érosion des inégalités sociales. Ces idées reconnectent au contexte historique de la révolution de 1848, souvent commémorée pour son impulsion vers la justice sociale. Ces aspirations furent rapidement contrecarrées par des forces conservatrices qui inclinaient plutôt vers la restauration de l'ordre établi, faisant étonnamment écho à la critique marxiste de la démocratie parlementaire. Marx, dans "Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte", dépeint une dichotomie entre les sphères officielles du pouvoir et le tumulte des masses laborieuses, une résonance marquante avec les dynamiques actuelles autour de la démocratie représentative.

Plateformejaune.com s'inscrit dans une démarche similaire de contestation, en soulignant le caractère illusoire de la démocratie actuelle et en appelant à un socialisme autogestionnaire qui revigorerait l'authenticité du pouvoir populaire. En mettant l'accent sur la gestion démocratique de la production et la répartition équitable des richesses, ce modèle promeut un nouveau paradigme accordant la priorité aux besoins humains plutôt qu'aux intérêts capitalistes. Ceci incarne un retour à la vision marxiste de répondre adéquatement aux espoirs des individus au sein d'une société divisée par des rapports d'exploitation.


Le modèle italien de référendums vient alors alimenter cette discussion. Il révèle les limites des instruments prétendument démocratiques lorsque certaines élites politiques ou économiques parviennent à en manipuler les résultats. La référence au cas des référendums de 2005 en Italie, relatifs à l'Article 18 de la législation sur le travail, est significatif : une faible participation et une campagne tiède se soldèrent par la conservation du statu quo, pénalisant ainsi les protections pour les travailleurs. Cet exemple traduit le potentiel insidieux des référendums lorsqu'ils sont détachés des luttes ouvrières actives et directes.


En Italie, le recours aux référendums qualifiés de prétendue démocratie directe se pratiquait fréquemment. Ces procédures visant à abroger une loi avaient pour condition préalable la collecte de 500 000 signatures ou bien l'approbation d'au moins cinq conseils régionaux. La légitimité attendue pour ces référendums s'ancrait dans une participation qui devait atteindre au moins la moitié des électeurs.


Mémorable dans l'histoire politique italienne est le référendum des années 1980 portant sur l'échelle mobile des salaires. Cette politique, destinée à protéger les travailleurs de l'inflation, alignait leur rémunération sur l'escalade des prix et constituait une défense de leur pouvoir d'achat. Sous le gouvernement de Bettino Craxi, influencé par un patronat cherchant plus de compétitivité sur les marchés internationaux, une confrontation s'engageait avec les travailleurs lorsqu'il s'agissait de diminuer l'impact de l'échelle mobile en séparant plus nettement salaires et inflation.


À cette époque, la CGIL, appuyée par le Parti "communiste" néo-stalinien, était dans une position délicate, partagée entre le souhait de consolidation économique et la défense des droits des travailleurs. Bien que sensible à l'argument de la modération salariale, elle s'opposait fermement au décret de Craxi et soutenait les actions de grève et de protestations qui émergeaient dans tout le pays. Les structures militantes locales, tout comme les instances plus spontanées, n'hésitaient pas à revendiquer un mouvement social plus large pour contrer les initiatives gouvernementales.

 

Mais lorsque le référendum abrogatif se tenait en juin 1985, il se concluait par un résultat décourageant pour les travailleurs : 54,3 % des voix soutenaient le décret du gouvernement, mettant ainsi un terme brutal aux espoirs de préservation de l'échelle mobile. Cette expérience soulevait des doutes quant à l'efficacité des référendums comme mécanisme de représentation fidèle de la volonté populaire, surtout lorsqu'il s'agissait de défendre les intérêts des classes laborieuses.


Les référendums ultérieurs en Italie, qu'il s'agisse de celui sur la privatisation de l'eau en 2011 ou des forages pétroliers en mer en 2016, reproduisaient des questionnements analogues. Les enjeux souvent complexes étaient exposés au verdict d'une population entière, sans garantie d'une compréhension uniforme ou d'un vote en conscience des implications. Ainsi, les référendums bien que présentés comme un moyen de rendre le pouvoir aux gens, révélaient leurs limites quand il s'agissait de trancher des sujets majeurs pour la société, impliquant le risque de déraillement de leur intention première.


Sur PlateformeJaune.com, notre position vis-à-vis de ces enjeux est explicite : nous ne prônons ni pour une démocratie directe ni pour une démocratie représentative. Nous envisageons plutôt une organisation radicalement différente, reposant sur une gestion directe et collective au sein des entreprises et des milieux de vie, orchestrée à travers des comités. Ces derniers sont dirigés par des délégués armés de mandats impératifs et révocables, en conformité avec les principes d'autogestion socialiste. Contrairement aux formes de « démocratie » directe ou représentative, la légitimité du pouvoir ne repose pas sur des électeurs passifs, mais sur ceux et celles qui s'engagent activement par leur participation aux réunions des comités. Chaque comité, à l'image des cellules d'un organisme vivant, coopère avec les autres pour administrer collectivement les activités humaines. Ce modèle remet en cause la démocratie actuelle ainsi que ceux qui prétendent la rénover tout en perpétuant un système social d’exploitation. Notre projet valorise les structures de pouvoir horizontales et défend un droit fondamental inaliénable à ne pas être soumis à un rapport social d'exploitation ni à une domination politique. Ainsi, PlateformeJaune.com prône un droit inaliénable au socialisme autogestionnaire, qui éclipse les formes conventionnelles de gouvernance au nom de l'établissement d'une justice sociale authentique et pérenne.


En outre, il faut contextualiser la référence à la démocratie représentative et l'aspiration à une réforme constitutionnelle, telles que soutenues par des initiatives à l'instar de celles de Chouard et d'autres. Bien que ces idées se focalisent sur les instruments du système démocratique et leur capacité à rectifier les inégalités sociales, l'expérience italienne a démontré que ces outils s'avèrent, dans les faits, profondément réactionnaires et antithétiques aux intérêts de la classe ouvrière.


C'est une conjonction du refus des demi-mesures et de la volonté de mettre fin à une complicité – souvent implicite – avec l'ordre bourgeois qui motive PLATEFORMEJAUNE.COM. Ce mouvement appelle à une redistribution des pouvoirs vers des fonctionnements basés sur l'autogestion, l'horizontalité, et la représentativité active et révocable des délégués, un écho direct aux aspirations profondes de la révolution de 1848.

 

En emboîtant le pas à des figures révolutionnaires comme Marx, PLATEFORMEJAUNE.COM cherche à concrétiser les espoirs des classes laborieuses par une véritable insurrection sociale et la construction d'un socialisme autogestionnaire, résonnant avec leur slogan "à chacun selon ses besoins". Ce modèle refuse la légitimité de la démocratie parlementaire actuelle et aspire à une implication directe et collective dans la prise de décisions économiques, déplaçant le centre de gravité du pouvoir des hauteurs de l'État vers la base de la société civile.


Sur plateformejaune.com, la position à l'égard de ces questions démocratiques est claire : loin de plaider pour une forme quelconque de démocratie directe ou indirecte, le mouvement envisage une organisation décidément différente, se fondant sur une gestion directe et collective à travers des comités dans les entreprises et les lieux de vie. Ces comités sont dirigés par des délégués munis de mandats impératifs et révocables, en adéquation avec les principes d'autogestion socialiste. Ce modèle, qui rejette la démocratie parlementaire actuelle, place au-dessus des structures de pouvoir horizontales le droit supérieur à ne pas subir un rapport social d'exploitation et de domination politique. Ainsi, plateformejaune.com prône un droit supérieur et inaliénable au socialisme autogestionnaire, qui transcende les formes conventionnelles de gouvernance pour établir une justice sociale véritable et profonde. Car aucune majorité numérique et encore moins "électorale" est en droit d'asservir les travailleurs et imposer un rapport social d'exploitation.


En conclusion, l'expérience démocratique italienne avec ses référendums et la réflexion conduite par Chouard sont deux facettes d'un même problème : la nécessité de dé passer d'une prétendue démocratie où les institutions et les procédures votées ne parviennent pas à contrer les injustices structurelles, vers un modèle où le pouvoir émane véritablement des travailleurs et donc de ceux qui sont les plus affectés par ces inégalités.

 

La conviction de PLATEFORMEJAUNE.COM s'appuie sur le postulat que la démocratie, telle qu'elle fonctionne actuellement, se résume trop souvent à un exercice de style, une façade qui perpétue l'illusion de la participation de tous alors que les décisions véritables restent le domaine réservé d'un nombre limité d'acteurs sociaux, économiques et politiques privilégiés. Cette critique trouve un écho dans le déroulement des référendums italiens qui, malgré leur présentation comme l'expression directe de la volonté populaire, n'ont pas su dépasser les barrières du rapport de force économique en place et ont finalement accentué le fossé entre les élites et la classe laborieuse.


La référence à l'œuvre de Marx, notamment sa description de l'écart entre les aspirations révolutionnaires et l'inertie des structures démocratiques existantes, s’imbrique de manière pertinente dans cet argumentaire. L'histoire italienne des référendums et la crise de la démocratie représentative moderne attestent du fait que les outils démocratiques, lorsqu'ils ne sont pas couplés à une transformation socio-économique profonde, ne peuvent à eux seuls résoudre les problématiques de l'injustice sociale et de la répartition inégale du pouvoir.


Dans cet esprit, PLATEFORMEJAUNE.COM prône un modèle sociétal qui se détourne des compromis superficiels et s'engage en faveur d'une réorganisation radicale des rapports sociaux. L'autogestion, la gestion directe au sein des lieux de production, la valorisation du travail collectif et le partage juste des richesses générées sont au cœur de leur vision. Une telle transformation requiert une remise en cause des mécanismes démocratiques existants et l'avènement d'une nouvelle forme de gouvernance, où les décisions liées à la vie politique, économique et sociale sont prises par ceux qui sont directement concernés : les travailleurs-consommateurs associés.

 

La démarche de PLATEFORMEJAUNE.COM appelle à l'action pour une rénovation en profondeur de la société, inspirée par un socialisme dynamique et autogéré qui cherche à élever chaque individu à un rôle actif et décisif dans la détermination de son avenir. Les échos des référendums italiens et des idées de révolution démocratique portées par Chouard, fusionnent alors dans la vision de PLATEFORMEJAUNE.COM : celle d'une véritable socialisme vécue au quotidien, incarnée par la participation active, et non sur les illusions d'alternatives proposées par des institutions embourbées dans le statu quo.


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